MaPrimeRénov' pour une pompe à chaleur air-eau : les montants
Combien vaut la prime, pour qui, et à quelles conditions.
Faits vérifiés le
La pompe à chaleur air-eau est l’un des rares gestes encore financés par MaPrimeRénov’ en France métropolitaine. Le montant dépend d’un seul critère : votre profil de revenus, déterminé par le revenu fiscal de référence et la composition du foyer.
| Profil | Montant pour une PAC air-eau | Plafond de dépense retenue |
|---|---|---|
| Bleu (très modestes) | 5 000 € | 12 000 € |
| Jaune (modestes) | 4 000 € | 12 000 € |
| Violet (intermédiaires) | 3 000 € | 12 000 € |
| Rose (supérieurs) | non éligible en métropole | — |
Source : fiche F35083, service-public.gouv.fr, mise à jour le 1er septembre 2026, montants confirmés par l’Anah, mode d’emploi de septembre 2026.
Pour mémoire, une pompe à chaleur géothermique ou solarothermique monte à 11 000 € pour le profil bleu. L’écart est considérable, et il tient à la performance attendue de la machine, pas à son prix.
Ce que veut dire « 12 000 € de dépense »
Ce plafond n’est pas un prix de marché ni une estimation officielle du coût d’une pompe à chaleur. C’est le montant de dépense au-delà duquel l’administration cesse de compter. Si votre devis s’élève à 16 000 €, la prime se calcule comme s’il s’élevait à 12 000 €.
C’est cependant la seule valeur de référence émanant de la puissance publique sur le coût d’une pompe à chaleur air-eau, et à ce titre elle situe ce que l’État considère comme une dépense normale. Nous détaillons ailleurs ce que disent les prix affichés par les comparateurs, et ce qu’ils ne couvrent pas.
Les conditions, dans l’ordre où elles vous concernent
La demande se dépose avant le début des travaux. L’Anah est explicite : « Vous devez faire la demande d’aide en ligne avant le début des travaux. » Un chantier commencé avant le dépôt fait perdre la prime, hors dérogation. C’est la première cause de perte d’aide, loin devant les conditions techniques.
L’entreprise doit être RGE, sauf pour un raccordement à un réseau de chaleur. Depuis le 1er janvier 2027, l’entreprise qui facture devra elle-même détenir le label, et non plus se reposer sur un sous-traitant qualifié : ce que cela change est détaillé ici.
Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans et constituer votre résidence principale.
Les travaux disposent de trois ans à compter de la notification d’accord pour être réalisés, ramenés à un an si vous avez demandé une avance, avec une prorogation possible jusqu’à deux ans supplémentaires pour circonstances extérieures.
L’avance pour les ménages très modestes
Une demande d’avance peut être accordée « dans la limite de 50 % du montant prévisionnel de la prime pour les ménages aux ressources très modestes » (economie.gouv.fr, 28 août 2026). Elle ne dispense pas d’avancer le reste : sur un chantier à 14 000 €, une avance de 2 500 € sur une prime de 5 000 € laisse une trésorerie à trouver.
La dérogation que presque personne ne mentionne
Si votre chauffage tombe en panne entre le 1er octobre et le 30 avril, vous pouvez exceptionnellement commencer les travaux avant de déposer votre dossier, et vous disposez de deux mois après l’installation pour le déposer. La même dérogation vaut toute l’année pour une panne de chauffe-eau. Elle mérite une page à elle seule, parce qu’elle concerne exactement la situation où les gens décident dans l’urgence.
Les plafonds de revenus
Les seuils dépendent du nombre de personnes du foyer et de la région. Pour une personne seule hors Île-de-France, le revenu fiscal de référence 2025 doit rester sous 17 363 € pour le profil bleu, 22 259 € pour le jaune et 31 185 € pour le violet. En Île-de-France, les mêmes seuils sont de 24 031 €, 29 253 € et 40 851 €. Au-delà, le profil est rose.
Les barèmes ne progressent pas linéairement avec la taille du foyer : nous ne publions donc pas de valeurs interpolées pour les foyers de deux à quatre personnes. Le tableau complet figure sur la fiche F35083, et c’est là qu’il faut le lire.
Ce que la prime ne dit pas
MaPrimeRénov’ n’est pas le seul déterminant de votre reste à payer. Le cumul avec les certificats d’économies d’énergie est encadré par un reste à charge minimal, et un plafond de 20 000 € sur cinq ans s’applique : c’est l’objet de cette page.