TVA à 5,5 % et éco-prêt à taux zéro : les deux aides sans condition de revenus
Quel taux de TVA s'applique, et comment financer ce qui reste à payer.
Faits vérifiés le
Les deux dispositifs les moins commentés du financement d’une pompe à chaleur sont aussi les seuls qui ne regardent pas vos revenus.
La TVA à 5,5 %
L’installation d’une pompe à chaleur air-eau relève du taux réduit de 5,5 % en France métropolitaine, et de 2,1 % en Guadeloupe, Martinique et Réunion. Deux conditions : le logement doit être achevé depuis plus de deux ans et affecté à l’habitation (fiche F23568, entreprendre.service-public.gouv.fr, 21 février 2026).
Les autres travaux d’amélioration et d’entretien relèvent de 10 %. Sur un devis mixte, les lignes ne portent donc pas toutes le même taux, et c’est normal.
Vous devez remettre à l’entreprise une attestation, et conserver les pièces jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant la fin des travaux.
Sur un chantier à 12 000 € hors taxes, l’écart entre 5,5 % et 20 % représente 1 740 €. Ce n’est pas un détail de ligne comptable : c’est l’ordre de grandeur d’une prime.
Ce qui a disparu, et ce qui vient d’arriver
Depuis le 1er mars 2025, l’installation d’une chaudière à combustibles fossiles relève du taux normal de 20 %. L’avantage a été supprimé.
Depuis le 18 juillet 2026, en revanche, les pompes à chaleur air-air bénéficient à leur tour du taux de 5,5 %, sous conditions de performance et de durabilité : classe énergétique A++ ou supérieure en mono-split et A+ ou supérieure en multi-split jusqu’à 12 kW, minima d’efficacité saisonnière au-delà, respect des seuils de potentiel de réchauffement planétaire pour le fluide frigorigène, et pilotage à distance (actualité A19002, publiée le 22 juillet 2026).
Ne confondez pas les deux dispositifs. La pompe à chaleur air-air gagne la TVA réduite, mais elle n’est toujours pas éligible à MaPrimeRénov’. Un vendeur qui enchaîne « TVA à 5,5 % » et « aides de l’État » sur une climatisation réversible mélange deux choses distinctes.
L’éco-prêt à taux zéro
L’éco-PTZ finance ce qui reste à payer, sans intérêts et sans condition de ressources (fiche F19905, service-public.gouv.fr).
| Type | Montant maximal | Durée maximale |
|---|---|---|
| Action ponctuelle | 7 000 à 30 000 € selon les travaux | 15 ans |
| Rénovation globale | 50 000 € | 20 ans |
| Assainissement non collectif | 10 000 € | 15 ans |
Conditions : résidence principale achevée depuis plus de deux ans avant le début des travaux, propriétaire occupant ou bailleur, entreprise RGE disposant des qualifications correspondantes, travaux achevés dans les trois ans suivant l’octroi.
Il se cumule avec MaPrimeRénov’, les aides de l’Anah, les certificats d’économies d’énergie et le prêt à taux zéro d’acquisition. Un éco-PTZ complémentaire reste possible jusqu’au 31 décembre 2027, dans les cinq ans suivant l’offre initiale, le total ne pouvant excéder 50 000 €.
C’est l’outil qui manque le plus souvent dans les plans de financement présentés par les installateurs, parce qu’il ne passe pas par eux : il se demande à une banque.
Un numéro utile
France Rénov’, le service public de la performance énergétique de l’habitat, répond au 0 808 800 700, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h. C’est gratuit, ce n’est pas un centre d’appels commercial, et c’est le seul interlocuteur qui n’a rien à vous vendre.